Frederic Moncassin sur le Dakar.

Frédéric Moncassin : L’ancien maillot
 jaune vit sa passion pour la course


 


Depuis 1999, le cycliste Frédéric Montcassin se consacre aux sports de vitesse, sa deuxième passion. Il a participé, en tant que motard, au rallye Paris-Dakar 2001 et renouvelle l’expérience en 2002 avec un 4X4.

 Après le vélo, la moto… es-tu fâché avec les quatre roues ?

Frédéric Moncassin : Non, pas du tout, mais au départ, j’étais vraiment motivé par la moto. Or, comme je suis resté dix ans cycliste professionnel, je n’ai jamais trop eu le temps d’assouvir cette passion. Tu sais, j’ai roulé plus de quatre cent mille km à vélo. Alors, maintenant que je suis retraité, je m’en donne à cœur joie entre la moto, le wake-board, le jet…

 Des souvenirs de ton examen du permis de conduire ?

F. M. : La veille du permis, je prenais une dernière leçon. J’arrive à un stop, je m’arrête, je redémarre, mais au lieu de passer la première… eh bien je soulève le levier et je me retrouve en marche arrière, avec un grand bond. Le moniteur me lance un regard désespéré, mettant carrément en doute mes chances de réussite le lendemain. Mais je l’ai quand même eu, et du premier coup.

 Combien te reste-t-il de points sur ton permis ?

F. M. : Il m’en manque trois, suite à un petit excès de vitesse, d’à peine 30km/h.

 Ta notoriété t’aide-t-elle lorsque tu te fais arrêter par les gendarmes ?

F. M. : Tu sais, il y a beaucoup de gendarmes qui connaissent les gens du vélo, si bien qu’on me reconnaît souvent et ça s’arrange assez facilement. Une fois, ils m’arrêtent alors que j’étais au téléphone. Ils m’ont reconnu au bout d’un moment mais ils avaient déjà commencé à rédiger leur PV. Ils m’ont dit d’appeler un de leurs collègues motard, qui pourrait me le faire sauter. Je leur ai dit : "Non, vous le supprimez si vous voulez mais je n’appellerai pas". Finalement, j’ai reçu un jour un appel de ce fameux gendarme : sans que je lui demande, il me l'avait fait sauter.

 Te rappelles-tu ta première voiture ?

F. M. : Oui, c’est mon oncle qui me l’avait donnée. C’était une LN, bleu délavé, avec des craquelures sur le capot. Il s’agissait des premières voitures plus ou moins automatiques, avec un embrayage centrifuge. Ce qu’on a pu rigoler avec, mes copains et moi…

 Quelle voiture as-tu aujourd’hui ?

F. M. : J’ai deux 4x4, un Toyota HDJ et un Discovery, ainsi qu’une Clio société.

 Quelle est la voiture de tes rêves ?

F. M. : En fait, il y en a deux, et j’ai eu la chance de les avoir : un gros 4/4, genre Toyota HDJ, et une Porsche Carrera 4. Cette voiture, c’était vraiment mon rêve. Je pensais que lorsqu’on avait assouvi son rêve, on n’en avait plus envie. Eh bien avec cette voiture, c’est tout le contraire : j’ai toujours autant envie d’en avoir une. Mais ce ne serait pas raisonnable.

 Comment achètes-tu tes voitures ?

F. M. : Il faut que ce soit un coup de tête. Je cherche un modèle précis et je peux le trouver aussi bien chez un particulier que dans un garage…

 Quels sont tes critères dans le choix d’une voiture ?

F. M. : Comme j’ai deux enfants, il me faut forcément de la sécurité et de la place.

Ensuite, il faut qu’elle puisse rouler à 160 km/h, correctement.

J’aime bien les 4x4, car il me faut de la place pour aller chercher mon bois, que je puisse tracter ma remorque avec ma moto ou mon jet. Il faut aussi qu’elle soit aussi confortable.

 T’occupes-tu toi-même de l’entretien de tes voitures ?

F. M. : Pas du tout. Je laisse cela aux professionnels.

 Pourtant, en partant avec une moto sur le Dakar, mieux vaut connaître un peu la mécanique, non ?

F. M. : Oui, c’est sûr. D’ailleurs, il va falloir que je prenne des cours d’électricité. Sur ce point, je n’étais pas au top sur le rallye 2001.

 Si tu devais faire une pub TV pour une voiture, laquelle choisirais-tu, et dans quel contexte la placerais-tu ?

F. M. : Ce serait un Defender, dans une zone de folie, avec croisement de ponts, un super franchissement, quoi.

 Petit, jouais-tu aux voitures miniatures, style Majorette ?

F. M. : A mon époque, ce n’était pas encore les Majorette, mais les Matchbox. Je les ai encore. Elles sont dans une vitrine, sinon mon fils me les pique. Mes modèles favoris étaient une De Tomaso Panthera, une Alpine Berlinette et des Porsche.

 Y’a-t-il un pilote qui t’impressionne particulièrement ?

F. M. : Oui, il y a quelques années, c’était Ari Vatanen.

Sinon, c’est Schumacher mais pas uniquement pour son pilotage : c’est un excellent "metteur au point", il sait vraiment bien régler son auto.

Propos recueillis par Isabelle Patissier

Le palmarès de Frédéric Moncassin

Avez-vous une petite idée du nombre de milliers de kilomètres qu’a pu parcourir Frédéric Moncassin sur son vélo en 10 ans de carrière professionnelle ? Plus de quatre cent mille ! Maillot jaune et maillot vert du Tour de France 1996, 2ème du Tour des Flandres, 3ème de Milan-San Remo, 5ème et deux fois 8ème de Paris-Roubaix, il a roulé pendant trois ans dans l’équipe Castorama, trois ans chez Novell Wordperfect, quatre ans chez GAN et au Crédit Agricole.


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